jeudi 14 septembre 2017

Test: Thai mini Tuo Cha cru, Goutte de Thé.



Premier test de la marque Goutte de thé dont j'avais déjà pu apercevoir quelques avis plutôt positifs sur différents sites. Je me suis donc lancée à mon tour, en commandant quelques références, en petite quantité. C'est d'ailleurs l'un des points positifs que propose le site internet de cette marque: la possibilité de commander de petites doses pour pouvoir tester quelques thés sans forcément passer par des paquets de 50 ou 100 grammes.

Je commence la découverte de la marque avec les Thai mini Tuo Cha crus. Il existe en effet la version Thai mini Tuo Cha cuit, disponible sur le site Goutte de Thé.

Le Tuo Cha est un Pu Erh compressé en forme de nid d'oiseau, et l'une des formes les plus connues du Pu Erh. Ce thé peut se décliner en effet sous différentes formes: Tuo Cha (nid d'oiseau allant de 3 grammes à 3 kilos), Bingcha (galette allant de 100 grammes à 5 kilos), Zhuancha (brique assez épaisse de 100 grammes à 1 kilo), fangcha (carré plat de 100 ou 200 grammes), Jincha (champignon de 250 à 300 grammes, essentiellement exportés vers le Tibet), et enfin Jingua (forme identique au Tuo cha à l'exception du format plus volumineux et des bandes le décorant).


Composition: Pu Erh nature.

Même sèches, on peut déjà apprécier les différentes teintes des feuilles de ce Pu Erh: vertes foncées, vertes claires et brunes.



Odeur: Sèches, les feuilles ne dégagent qu'une très faible odeur, mais une fois infusées, les arômes végétaux se font sentir.


Recommandations d'infusion:  Le paquet et le site préconisent une dose (un mini Tuo Cha) pour 25 centilitres d'eau à 95°C. Il faut effectuer un rinçage avant de consommer le Pu Erh. Il suffit pour cela de faire infuser le thé une trentaine de secondes afin de le débarrasser d'éventuelles poussières et impuretés, et également éviter un trop grand choc thermique aux feuilles.



Ce thé permet des infusions successives, j'en ai réalisé 3 ici, mais on peut facilement pousser à 7-8 infusions.
Je l'ai infusé en gaïwan, mais il est tout indiqué pour une préparation en Gong fu cha.
Pour la première infusion, je l'ai laissé 3 minutes, comme recommandé par la marque.
Pour la seconde j'ai laissé 2 minutes, et enfin 1 minute 30 pour la dernière infusion.


Couleur de la liqueur et goût en bouche: Le descriptif annonce une couleur jaune orangée, je la trouve plutôt jaune tirant légèrement sur le vert.

La première infusion donne une liqueur assez pâle, de teinte jaune. Le goût est assez léger et plutôt floral.

Le bloc est encore assez compact lors de cette première infusion. 

La seconde infusion donne une liqueur déjà plus foncée. Au goût, des saveurs végétales plus prononcées se font ressentir, ainsi qu'une légère astringence.

On remarque que les feuilles commencent à se désolidariser.

 La 3ème infusion est beaucoup plus brute et l'astringence se fait moins discrète.


Les feuilles se sont totalement libérées lors de cette troisième infusion et ont retrouvé des couleurs vives.

Une partie d'entre elles se présente sous la forme de tiges avec deux ou trois feuilles, de taille normale.


Prix: 6€50 les 50 grammes (14 pièces) , ou 0,60€ pièce sur le site Goutte de Thé.


J'ai beaucoup aimé ce Pu Erh, si bien que j'ai déjà fait infuser la totalité des mini Tuo Cha que j'avais commandé (3 pièces pour découvrir un peu le thé avant un achat d'une plus grosse quantité).C'est sans hésitation que cette référence fera partie de ma prochaine commande.


jeudi 3 août 2017

Atelier Palais des Thés de Liège #7: Infuseur et thés glacés

Encore un compte rendu d'atelier qui arrive en retard, il va falloir que je remédie à cela pour les prochains ateliers. Celui-ci à eu lieu le 24 Juin et avait pour thème les thés glacés, ce qui tombait à pic au vu des chaleurs étouffantes qui pesaient sur la région cette semaine là.
 Plusieurs méthodes existent pour infuser un thé en version glacé: l'infusion à froid qui consiste à laisser reposer le thé ou l'infusion dans de l'eau à température ambiante et placer le tout au frigo.
Ou bien la méthode Américaine qui consiste à infuser dans une eau à la bonne température selon le type de thé et ensuite verser l'infusion obtenue sur un lit de glaçons. Cette dernière méthode est plus rapide et permet d'obtenir un thé glacé en quelques minutes seulement, contre une bonne heure minimum pour la méthode à froid.
Quoi qu'il en soit, ne faites pas l'erreur d'infuser votre thé à la température requise puis de le laisser refroidir avant de le boire, il serait beaucoup trop oxydé. Le fait de verser le thé sur des glaçons immédiatement après infusion empêche l'oxydation.


Le tableau nous met dans l'ambiance. 


Tout est prêt pour bien débuter l'atelier: thés glacés, infuseurs, glaçons...


Pour débuter, ce sont deux infusions que l'on à pu découvrir dans leur version glacée: Jardin d'eau et Jardin Bohème. La méthode Américaine a été utilisée pour ces infusions.





Jardin d'eau est une infusion à base de baies de goji, de baies d'aronia, de canneberge, de baies d'argousier, de myrtilles, de morceaux de papaye, de morceaux d'ananas, de fleurs d'hibiscus et à l'atome naturel de melon.

La couleur de l'infusion rappelle celle du melon.


Pour réaliser cette infusion glacée, l'équivalent de 8 cuillères à café à été infusé dans 400ml d'eau à 90°C.
Le goût du melon se démarque clairement du reste de la composition.





Jardin Bohème pour sa part est une infusion à base de pomme, de cynorrhodon, de fleurs d'hibiscus, de réglisse, de fleurs de sureau, de vinaigre de cidre, de pétales de rose et aux arômes naturels mais sans plus de précisions.

La couleur rouge de l'infusion est principalement due aux fleurs d' hibiscus.


Les conditions d'infusion sont les mêmes que pour le Jardin d'eau.
Ici, c'est le goût du sureau qui ressort principalement.


Ces deux infusions glacées remplissent parfaitement leur rôle: elles sont rafraîchissantes à souhait. J'ai préféré le Jardin Bohème, non pas que le Jardin d'eau est moins bon, mais plutôt parce que je ne suis pas très fan du goût du melon de base.



Afin d'illustrer l'infusion glacée classique, trois thés ont été infusés: un vert, un noir et un Oolong. Ils ont tous été infusé au frais pendant 1 heure.

Le premier thé glacé à se faire déguster était un Kikucha, thé de tiges japonais, issu de la préfecture de Shizuoka, au sud-ouest de Tokyo et qui abrite le célèbre Fujisan (il se trouve à cheval entre les préfectures de Shizuoka et de Yamanashi).


Bien que composé uniquement de tiges, ce thé a beaucoup de goût et se révèle très rafraîchissant.
La liqueur est d'un vert clair trouble et le goût est très végétal. Il est idéal en accompagnement de makis et de sushis.



Le second thé était le Darjeeling Thurbo, récolte d'été. Il tire son nom de la plantation Thurbo, située dans la vallée de Mirik  à une altitude comprise entre 980 et 2440 mètres. . Mirik se situe dans le district de Darjeeling, lui même situé tout au nord  de l'État du Bengale-Occidental, à l'Est de l'Inde.


Ce thé développe une légère astringence, mais reste néanmoins agréable au palais.  Il se mariera à merveille avec un plateau de fromage.



Enfin, le dernier thé de cet atelier fut le Grand Oolong Top Fancy, thé récolté au printemps et riche en bourgeons avec une oxydation très forte, de l'ordre de 70% minimum. Je n'ai pas trouvé d'autres indications de sa provenance autre que la mention Taïwan.


 Son goût est très sucré, rappelant les fruits jaunes, ce qui m'a beaucoup plu.




Nous voila déjà arrivé à la fin de l'atelier.
N'hésitez pas à utiliser le thé pour diverses utilisations: granithés (granita/granité au thé), glaçons au thé, desserts, sauces, etc. Laissez libre cours à votre imagination.

Merci à l'équipe du Palais des Thés de Liège pour son accueil toujours très sympathique, et à bientôt pour de nouveaux ateliers.



mercredi 19 juillet 2017

Recette #5: Daifuku mochi au matcha et à la pâte de haricots rouges.

Nouvelle recette que j'ai pu tester cette semaine, encore un dessert. Si vous fréquentez les épiceries asiatiques, vous avez très certainement déjà vu ces petites sucreries à la consistance très particulière. Les daifukus consistent en une préparation à base de riz gluant (mochi), fourrés le plus souvent d'anko (pâte de haricots rouges sucrée), mais des variantes existent (notamment les ichigo daifuku, fourrés à la fraise, avec une fraise complète au centre du daifuku.)

J'ai suivi une recette trouvée sur Internet pour réaliser le mochi, tandis que j'ai écouté les conseils de la vendeuse de la petite épicerie asiatique Takimy pour la pâte de haricots. Vous pouvez très bien utiliser de l'anko tout prêt, pour ma part il n'y en avait pas en magasin, donc j'ai du le faire moi-même.
Pour cette recette vous aurez besoin:

De beaucoup de temps devant vous: comptez au moins 3h35.... dans le cas où vous avez votre pâte de haricots prête, sinon rajoutez 2h...

Pour la pâte de haricots rouges (anko), vous pouvez facilement diviser par deux voire par trois, mais une grande quantité d'un coup économise du temps pour les prochaines fois:

-185 gr de haricots rouges azuki
-1,5 l d'eau (pour la cuisson)
-250 grammes de sucre en poudre
-+-150 ml de crème de coco (ajouté sur les conseils de la vendeuse)

Ou 300 gr de pâte de haricots rouges toute prête.

Pour le mochi (8 pièces):

-235 gr de farine de riz gluant
-2 cuillères à café de matcha (vous pouvez n'en mettre qu'une, j'ai doublé cette dose car j'aime beaucoup le goût du matcha dans les desserts)
-23,5 cl d'eau
-50 gr de sucre en poudre
-fécule de maïs (ou de pomme de terre dans l'idéal)


Dans le cas où vous faites votre anko vous-même, commencez par là, c'est l'étape la plus longue de la recette. Si vous en avez du tout prêt, mettez le au congélateur pour au moins 3h.

Afin de préparer votre anko, mettez vos haricots rouges dans une casserole et versez-y 1/2 l d'eau. Portez à ébullition et laissez cuire 5 minutes. Égouttez les et jetez votre eau de cuisson.



Mettez à nouveau vos haricots dans la casserole et ajoutez 1/2 l d'eau. Portez à ébullition puis ramenez à feu doux en couvrant la casserole. Laissez mijoter, en rajoutant 1/2 l d'eau lorsque vous remarquez que le niveau d'eau à diminué de moitié. Au bout de 1h30 à 2h de cuisson, les haricots devraient s'écraser très facilement. Égouttez les et jetez l'eau.



Mélangez les haricots avec le sucre et la crème de coco, laissez sur feu doux ou vif, tout en remuant jusqu'à ce que le sucre se soit dissout. Après 10 minutes de cuisson, mixez si vos haricots ne forment pas une pâte. Laissez refroidir, puis mettez au congélateur après avoir transféré la pâte dans du film alimentaire. Comptez au moins 3h.



Peu avant de sortir la pâte du congélateur, vous pouvez préparer le mochi.
Mélangez la farine de riz gluant et le matcha dans un récipient qui passe au micro-ondes.



 Ajoutez-y l'eau puis le sucre, mélangez bien et couvrez de film alimentaire. Mettez à cuire au micro-ondes 1 minute, mélangez, remettez à cuire ainsi deux fois pour atteindre 3 minutes. Une fois cela fait, mettez une dernière fois au micro-ondes pour maximum 30 secondes.

La pâte à mochi avant passage au micro-ondes....

Et après.


Sortez la pâte de haricots rouges du congélateur, et divisez en 8 boules de taille égale (vous pouvez remettre le reste au congélateur et le conserver pour une prochaine fois), puis gardez les au frais.

Étalez la fécule de maïs ou de pomme de terre sur votre plan de travail et n'hésitez pas à en saupoudrer vos mains, la pâte étant extrêmement collante.
Prélevez l'equivalent de deux cuillères à soupe de pâte encore chaude (attention aux doigts, c'est extrêmement brûlant) et formez une boule. Aplatissez la sur votre plan de travail, placez une boule de anko au centre et refermez en pinçant les coins, jusqu'à ce que la pâte de haricots ne soit plus visible. Avec un pinceau retirez l'excédent de fécule, puis placez le daifuku ainsi formé sur un plat ou si vous en avez sur une caissette à muffin en papier.
Faites de même jusqu'à avoir vos 8 daifukus.

Et voilà, il ne vous reste plus qu'à savourer vos daifuku encore un peu tièdes.




samedi 15 juillet 2017

Test: mélange thé noir / thé vert «Macaron violette» Maison Bourgeon

Avec la découverte d'un petit magasin d'alimentation asiatique qui a ouvert récemment à moins de dix minutes à pieds de la où je vis, j'ai également fait la découverte d'une nouvelle marque de thé. Jusqu'à présent je n'en avais qu'entendu brièvement parler, sans plus de précisions. Parmi les vingts parfums disponibles en magasin, mon choix s'est porté sur le "Macaron violette" (d'autres me tentaient également, je craquerais certainement, une fois que je me serais procuré des boîtes pour ranger un peu ceux que je possède déjà. Le magasin propose également des accessoires pour le thé: boîtes, théières en fonte, mais également des services à maki, etc. donc je me fournirais certainement là pour certaines choses).


Mon fidèle service, prêt à tester avec moi un nouveau thé.



Le paquet promet une recette gourmande, pari réussi.



Composition: Thé vert, thé noir, fleurs de mauve, fleurs d'oranger, fleurs de jasmin, pétales de rose, pétales de bleuet, carthames.
A l’œil, c'est un véritable festival de couleurs. On notera cependant que contrairement à ce que le nom laisse penser, on ne retrouve pas la moindre trace de violette dans la composition.


Les nombreuses couleurs sont dues à la présence de divers pétales de fleurs variées. On se retrouve avec un thé aux tons majoritairement chauds, laissant présager le réconfort et la douceur que l'on peut retrouver dans la tasse.


Une chose est sûre, ce thé est vraiment très beau à regarder.




Odeur: Une odeur très gourmande et florale, évoquant un peu la pâtisserie.


Recommandations d'infusion:

Selon le paquet, 4 minutes à 90°C. Cependant, comme il s'agit d'un mélange de thé noir ET de thé vert, et que 90°C risqueraient de brûler les feuilles de thé vert, j'ai tranché et mis l'eau à 80°C.



4 minutes avant de pouvoir y goûter, c'est long...



Couleur de la liqueur et goût en bouche:

Une fois infusée, la liqueur est d'un beau doré. En bouche, on se retrouve avec un thé très doux, mais néanmoins avec du goût. Des notes sucrées ressortent. Ayant un thé à la violette pour comparer, ici le goût de violette ne ressort pas vraiment (il n'y en a pas dans la composition), mais le goût peut évoquer légèrement  le macaron.


     


Prix: Entre 6€50 et 6€80 le paquet de 100 grammes chez Takimy, rue Louis Jamme 37, à Liège. (à revérifier pour le prix exact).



J'ai beaucoup aimé ce thé, tout en douceur, et très agréable à boire, à n'importe quel moment de la journée.


vendredi 7 juillet 2017

Atelier Palais des Thés de Liège #6: Comment réussir son thé à tous les coups

C'est avec un peu de retard que je vous livre ce petit compte rendu de l'atelier du 10 Juin du Palais des Thés de Liège. Ce dernier avait pour objectif de nous apprendre à réussir un thé à tous les coups.

Thé du hammam en infusion, un seul sera bon, reste à deviner lequel.



Afin de bien réussir un thé, plusieurs paramètres indispensables sont à prendre en compte. Faire l'impasse sur un seul d'entre eux peut suffire à vous faire rater votre thé.

  • Veillez à bien choisir votre eau, elle représente une bonne partie de la boisson aussi vaut-il mieux commencer par ce paramètre. Privilégiez une eau de source à une eau minérale. Cette dernière est en effet trop minéralisée et va changer le goût du thé. Si vous utilisez de l'eau du robinet, filtrez la avant utilisation.
  • Ensuite, préférez un thé de qualité. Si votre thé est de mauvaise qualité, peu importe si vous respectez toutes les consignes,il ne sera jamais bon. L'idéal reste le vrac, mais si vous êtes un inconditionnel du thé en sachet, prenez le dans une boutique spécialisée, vous aurez au moins du vrai thé, et non des résidus de feuilles et de poussière dans votre sachet.
  • Une fois l'eau et le thé choisis, passons à la température.  Chaque famille de thé requiert une température qui lui est propre. Ainsi, le thé vert s'infuse entre 70-75°C ( voire 50-60°C pour les très bons thés Japonais), le thé noir préférera une eau entre 80-95°C, le thé blanc demandera une eau à 70°C, le Oolong se plaira à 95°C, de même pour le Pu Erh et les infusions.
  • Pour finir, respectez le temps d'infusion. Si vous laissez votre thé infuser trop longtemps, celui-ci va développer de l'astringence qui en gâcherait les arômes. Le temps d'infusion va dépendre du mode de préparation de votre thé: en théière traditionnelle, Gong Fu Cha, etc.
          En théière traditionnelle comptez 2-3' pour un thé vert, 3-5' pour un thé noir, 5-10' pour un thé blanc, 5-7' pour un Oolong, 4-5' pour un Pu erh et 5-10' pour une infusion.
  • Enfin, sachez que la quantité idéale est de 10 grammes de thé par litre d'eau.



Lors de cet atelier, deux thés ont été infusés: le Thé du Hammam ( thé vert, rose, datte verte, fruits rouges, fleurs d' oranger et pétales de fleurs) ,et un Mao Feng (thé vert chinois, celui-ci contenait beaucoup de bourgeons).

La première comparaison concernait le Thé du Hammam. Trois pichets contenant chacun le thé infusé, dont un seul l'était correctement. Il nous fallait donc deviner lequel.

On remarque déjà une différence de teinte entre les liqueurs.


-Le premier ( tout à droite sur la photo) était préparé avec de l'eau Hépar, qui est beaucoup trop minéralisée et salée, et cela se ressentait dans le goût de la boisson.
-Le second (au milieu) était très astringent, il a été infusé dans une eau beaucoup trop chaude.
- Le dernier était donc celui préparé dans les règles de l'art: trois minutes dans une eau à 70°C.


Suite à cette comparaison sur un thé vert aromatisé, une autre a été faite sur un thé vert nature chinois, un Mao Feng. Cette fois, tous ont été infusé à la même température.

Mao Feng en préparation.


-Le premier (à droite) était lui aussi préparé avec de l'eau Hépar, un goût salé en résultant la encore.



-Celui de gauche a été infusé sept minutes au lieu des trois préconisées. Le résultat était un thé très astringent encore une fois.
-Enfin celui du milieu était infusé correctement et libérait des arômes de type végétal et floral.




Dorénavant, vous avez toutes les clés en main pour bien réussir vos infusions.

mercredi 21 juin 2017

Recette #4: Tarte au chocolat au lait et au Genmaïcha

Je suis tombée sur la recette de cette tarte dans le livre 1001 secrets sur le thé de Lydia Gautier, et elle m'avait bien plu. Combiner du chocolat et du Genmaïcha, j'adore.

Pour cette recette, il vous faut:

Pour la pâte sablée:
-250 gr de farine
-125 gr de beurre
-70 gr de sucre
-2 jaunes d'oeuf
-5 cl de lait
-1 pincée de sel
-1 pincée de Genmaïcha



Pour la garniture chocolat-Genmaïcha:
-400 gr de chocolat au lait (j'ai utilisé le Côte d'Or en emballage vintage) que vous aurez coupé en morceaux afin de gagner du temps pour la suite
-250 ml de crème liquide
-10 gr de Genmaïcha


Commencez par préchauffer votre four à 180°C.
Pendant ce temps, blanchissez les jaunes d'oeufs avec le sucre, ajoutez le lait et la pincée de thé tout en continuant de mélanger. Mettez de côté.

Étalez la farine sur le plan de travail et ajoutez-y le sel et le beurre, écrasez bien le tout jusqu'à obtenir un mélange sableux.
Faites un puits dans la pâte afin d'y verser le mélange précédemment mis de côté.Incorporez tous les ingrédients jusqu'à ce que la pâte soit homogénéisée. Formez une boule et laisser la reposer quelques minutes.

Étalez la pâte dans un plat et mettez à précuire à 200°C pendant 15 minutes.



Profitez de ce temps pour faire chauffer à feu doux la crème liquide à laquelle vous allez ajouter le Genmaïcha. Laisser infuser pendant 10 minutes.



Filtrez la crème,et hors du feu, ajoutez le chocolat en morceaux. Mélangez jusqu'à ce que tout le chocolat aie fondu puis nappez le fond de tarte avec le mélange crème/chocolat-Genmaïcha.
Enfournez pour 15 minutes à 180°C.
Attendez que la tarte refroidisse avant de la mettre au réfrigérateur pour 3 heures.
Servez, dégutez.



J'ai apporté une petite modification lorsque j'ai préparé ma tarte: lorsque j'ai filtré pour enlever le Genmaïcha du mélange crème/chocolat, j'ai trié les grains de riz pour les laisser dans le mélange, cela apporte un petit côté croustillant dans le chocolat, un peu comme si on avait du chocolat au riz.Libre à vous de le retirer ou de le conservern selon vos goûts.

mercredi 14 juin 2017

Test: Matcha Genmaïcha Palais des Thés

J'ai déjà pu goûter à ce thé lors d'une soirée organisée par le Palais des Thés de Liège et je l'avais beaucoup apprécié (une combinaison de deux thés que j'adore, ça ne pouvait que me plaire). Je suis donc retournée en acheter.
Ce mélange est appelé au Japon «Matcha-iri Genmaïcha» (littéralement Genmaïcha avec du thé en poudre).

La boîte au design épuré du Palais des Thés.


Composition: Genmaïcha (Bancha et riz brun grillé), et Matcha.

La boîte en métal contient un paquet de 100 grammes. Une fois le paquet vide il suffit d'acheter une recharge.


Le Genmaïcha recouvert de Matcha. 


Odeur: Odeur typique de Genmaïcha, notes de céréales. Le tout rehaussé d'une touche de Matcha.

Recommandations d'infusion: Le paquet préconise 6 grammes pour 30 cl, pendant 2 minutes 30 dans une eau à 75°C.




Couleur de la liqueur et goût en bouche: Comme on pouvait s'y attendre, la liqueur est d'un vert intense et trouble, présence de Matcha oblige. Au goût, ce sont les notes de céréales du Genmaïcha qui l'emportent, le Matcha se faisant plus discret tout en apportant sa palette de saveurs.


Très jolie couleur verte, opaque.


Prix indicatif: 20€ la boîte en métal contenant une pochette de 100 grammes.

Ce n'est pas une surprise, je l'ai annoncé dès le début, j'aime beaucoup ce thé. La douceur du Genmaïcha associée au coup de boost apporté par le Matcha en font un.thé idéal pour le petit déjeuner.

lundi 5 juin 2017

Entretien avec Tea-experience

Pour ce nouvel article, ce n'est pas un thé que je vais vous présenter, mais un blog de thé.
 Il s'agit du blog Tea-experience . Celui-ci est actif depuis début février et propose de vous faire découvrir divers thés de différentes marques (Damman, Palais des Thés,Terre de Chine, Mariage Frères, etc) via des dégustations, il présente également quelques boutiques ou salons de thé en Belgique, et petite particularité qui me plaît bien, on y retrouve des informations sur des fêtes liées au thé ou un petit historique du thé. On en apprend également plus sur la composition chimique du thé.
En bref, ce blog est assez complet et l'auteur, qui travaille dans une boutique de thé (je tairais laquelle, respectant son choix d'anonymat et d'impartialité) s'y connaît.



De nouveaux articles sont régulièrement ajoutés et les dégustations sont bien détaillées: grammage, litrage, température, temps d'infusion, mode de préparation, photos des feuilles avant et après infusion, ainsi que de la liqueur et appréciation. Il traite également de toutes sortes de thé: vert,noir, jaune,blanc,  pu erh, oolong... Bref, il y a de la diversité. Le tout est sobre et concis, l'auteur ne cherchant pas à faire des articles longs mais au détriment du fond.


Une petite interview permettant à l'auteur du blog de se présenter a été réalisée, vous pouvez la consulter ci-dessous.


- Qui es-tu et qu'est ce qui t'as mené au thé?
Qui je suis, c’est une vaste question ! Je vais rester vague sur mon identité concrète car je travaille dans une boutique de thé en Wallonie mais j’essaie de garder un tout petit peu d’anonymat (j’avoue que je ne suis pas très doué à ce jeu là mais bon). Ce que je peux dire c’est que même si le thé a toujours été une passion pour moi, il n’était pas évident que ça devienne mon métier. Les études et formation que j’ai suivies sont à cent lieues du thé. La situation socioéconomique que nous connaissons a fait qu’il a fallu changer de direction et le hasard m’a remmené à ce qui n’était pour moi qu’une agréable distraction. J’ai donc commencé à travailler dans une boutique où on vend du thé un peu « par hasard » et en très peu de temps j’ai choisi d’y rester par passion ! 

- Quelles sont tes motivations pour ce blog? Pourquoi ce type de média et pas un autre? Comment souhaites-tu le faire évoluer dans le futur?
J’ai plusieurs motivations. D’abord, partager et transmettre. Le thé, c’est le partage, ce n’est pas un plaisir qu’on a que pour soi-même seul dans son coin. Quand je découvre un thé et que je l’aime, je veux le partager avec les autres ; il en va de même pour certains salons de thé. Il y a le fait que je veuille informer, je passe mes journées avec des clients plus ou moins intéressé par le sujet et je suis souvent confronté à des questions récitantes, des incompréhensions ou de méprise. Je vois mon blog comme une façon de répondre à ces questions que je vois souvent passer. C’est une des raisons qui a fait qu’un de mes premiers articles a été sur comment faire un thé soi-même correctement. Il y a aussi le fait que le blog est un peu une façon pour moi de compiler mes pensées et mes recherches, ce sont tant de synthèse sur divers sujets que je peux reconsulter à volonté lorsque j’en ai besoin. C’est mon carnet de notes à moi !
J’ai choisi ce type de média, car e le trouve très pratique ! Ça ne coûte rien à produire (pas comme un livre) ça ne coûte rien à consulter. C’est modulable, je peux créer un article sur le sujet que je souhaite sans avoir à respecter un ordre ou une logique quant à ce qui a été écrit précédemment. C’est pratique. J’aimerais que mon blog avance de plus en plus vers des articles pointus, sur du contenu précis tout en restant concis et clair. Cependant, avant d’en arriver là, il faut cheminer lentement, aller du simple vers le complexe, du général vers le particulier en douceur. Ainsi, le lecteur progresse lentement (au même rythme que moi) sans se sentir noyé sous l’information.


- Comment vois-tu/ espères- tu ton futur par rapport au thé?

Le thé, c’est déjà mon travail au quotidien, une grosse partie du boulot est faite. Maintenant, j’aimerai vraiment devenir spécialiste du sujet. On voit de plus en plus de gens se présenter comme sommelier en thé, c’est mon objectif pour l’année à venir. Je considérerai que cet objectif est atteint le jour où des gens qui travaillent dans la restauration ou des artisans chocolatiers, pâtissiers ou fromagers feront appel à moi pour des accords mets et thés. J’aimerai également améliorer mon blog, faire en sorte qu’il devienne bien plus pointu. L’idéal serait qu’il soit un jour une référence comme « Sommelier en thé japonais » ou « la théière nomade ». Lorsqu’on en sera à ce point, je réfléchirais peut-être à me lancer dans la rédaction d’un ouvrage de référence qui compilerait mes recherches. C’est le projet de toute une vie.

Parlons thé!
- Quel est ton thé favori et pourquoi ?
Le Jin Hou (Singe Doré), c’est un grand cru de Chine, un thé noir comparable au Jin Jun Mei qui est caractérisé par sa gourmandise, il a des notes de vanille, de caramel, de cacaco, un peu fève tonca.
- Quel thé consommes-tu le plus au quotidien y a-t-il une raison particulière ?
Ça dépend su moment de la journée, généralement, je déjeune avec un thé vert japonais de type sencha, puis je me choisis un Oolong (généralement à faible oxydation que je garde dans ma théière à Gong Fu Cha toute la journée). Pour le soir, c’est un autre Oolong ou un Pu Erh.


- Quel thé n'aimes-tu pas du tout?
Il y a peu de thé que « je ne sais pas boire » , j’essaye de pouvoir tous les déguster de façon objectives en allant au-delà du simple « bon » , « pas bon ». Mais j’avoue que je vais rarement naturellement vers les thés de Ceylan. Je n’éprouve pas vraiment de plaisir à en boire.
y a-t-il une famille de thé qui suscite davantage ton intérêt ? Et pour quel famille voudrais-tu un peu plus approfondir tes connaissances?
Les Ichibancha Japonais (dont en particulier l’Okumidori) j’adore cette saveur Umami très marquée. Il y a également la famille des Wu Yi Shan Cha. Ce sont des Oolong des montagnes rocheuses du Fujian, j’aime les « collectionner » et les comparer : Da Hong Pao (Grande Robe Rouge), Tie Luo Han (Puissance de Bouddha), Bai Ji Guan (crête de Coq Blanche), Shui Jin Gui (Tortue d’Eau Dorée), Rou Gui (Grand Cannelier), Shui Xian (Esprit de l’Eau), … Je trouve ces noms vraiment poétiques. Il faut vraiment que je renforce mes connaissances sur les thés de Darjeeling. Ça n’est pas encore mon point fort. Ce sont des thés de très grande complexité, il faut beaucoup d’expérience pour les apprivoiser.
Quel ustensile lié au thé utilises tu le plus souvent (ou préfères tu) ?
Ce que j’utilise le plus souvent, c’est mon bateau à thé, lorsque je suis en congé, je le sors de son tiroir le matin, je dépose 10g d’un bon Oolong dedans et je m’en sers jusqu’au soir. Cet objet permet de boire du thé sur la longueur, de façon très propre et sans grand effort.
Pour l’objet que je préfère, c’est le gaïwan. J’adore la forme et je nourris le rêve d’avoir un jour une collection de gaïwans dans tous les styles emblématiques de la céramique chinoise : terre de Yi Xing, Céladon vert-jade, porcelaine bleu et blanc, porcelaine rouge avec scènes de mariage…


-As-tu déjà eu l'occasion de te rendre dans un pays producteur de thé ? Si oui, lequel? En as-tu profité pour visiter des plantations ou manufactures? Quelles ont été tes impressions? Si non, lequel te tenterait le plus et pourquoi ?
Malheureusement, non pas encore, mais j’espère pouvoir aller dans les années qui arrivent au Japon. Je suis très nippophile, j’ai une attraction naturelle pour ce pays et donc ses thés et leurs productions.
Sur le point de vue strictement thé, il y a la plantation Satemwa au Malawi. Cette plantation produit depuis quelques années des thés d’une qualité rare. J’aime suivre leur travail. Il y a là un Monsieur: Alex Kay qui œuvre à moderniser la production de thé africaine afin de lui permettre de jouer dans la même cour que pas mal, de producteur asiatiques. Je suis admiratif de son travail, le rencontrer serait extraordinaire.




Merci à l'auteur de Tea-experience pour le temps accordé.
Et n'hésitez pas à faire un tour sur son blog,vous pourriez découvrir (ou redécouvrir) beaucoup.